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El solar de Factoria , vue 2

El solar Chapitre 2 – La transformation
Après 1959, la Révolution a transformé ces demeures en solares, forteresses humaines où plusieurs familles trouvèrent un foyer. Grâce à la nationalisation et à la Reforma Urbana, chaque Cubain avait désormais un toit, symbole d’une victoire sociale. Mais au fil des années, la foule s’est épaissie : parents venus des provinces, amis, proches… Les grandes chambres se sont réinventées en mezzanines, les fameuses barbacoas, ingénieuses constructions de bois et de fortune, multipliant escaliers branlants, ponts suspendus et cloisons improvisées.
Dans ce labyrinthe de vie aux couleurs passées, tamisé par les grilles en fer forgé, le solar demeure une institution. On y partage tout et rien : un quartier dans le quartier, où l’intimité se réinvente, où solitude et silence sont des mirages. Ici, quelqu’un frappe toujours : pour un peu de sucre, un café, ou quelques éclats de commérages. La vie y bat comme un tambour sans fin. Même « la de Vigilancia », figure postée par le Comité de Défense de la Révolution (CDR), ne peut résister quand s’élève le rythme du Guaguancó ou que résonne la conga "La Jardinera" dans les nuits de carnaval.
Poème associé
Solar
"Entre palissades et labyrinthes
se dessinent les vie aux balcon suspendues,
architecture urbane et bidon de fortune
Ingénieures naturels et poètes du quotidien
Cacophonie musicales et cris solidaires,
enfants et vieux se confondent
sous le doux regards de mères endimanchées. "
©Liz Barthel
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01-12-2025
