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El solar de Factoria , vue 3

El Solar Chapitre 3 – La résonance
Les solares sont aussi berceau et mémoire : ici ont fleuri les cultes religieux — Santeros, Ñañigos, Paleros, Espiritistas, Évangélistes, Catholiques — autrefois cachés aux maîtres blancs, puis surveillés par les voisins du régime.
Ici est née la Rumba, avec son cortège de danses — Guaguancó, yYambú, Columbia — danses de séduction, de liberté, de négritude et de métissage. Ici ont grandi des icônes éternelles comme Bola de Nieve, Celeste Mendoza, Tata Güines, Chano Pozo y Mayito Rivera… Leurs voix et leurs tambours résonnent encore dans chaque patio.
Les chansons elles-mêmes leur rendent hommage, telle "El solar de la California d’Issac Delgado". Car le solar n’est pas qu’un abri : il est une symphonie désordonnée, faite d’entraide et de tensions, de rires et de silences, où chaque voix trouve sa place sans chef d’orchestre.
Une fête qui commence sans prévenir et finit rarement, comme emblématique « la fiesta del Guatao », mythe d’une nuit sonore et tumultueuse sans fin que l’on raconte encore.
Poème associé
"Escalier des matins dorés
Dentelle bleue et l’ocre improvisée,
Mille feuille en chocolat tu montes vers un étage fragile,
Comme un passage secret suspendu.
Tes petites plantes, courageuses,
S’accrochent aux étagères et aux murs délavés,
Cherchent la lumière du matin qui caresse chaque palier.
Dans ton silence encore chargé de sommeil,
Les échos de ses vies qui ne s’arrêtent jamais "
©Liz Barthel
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01-12-2025
