"La Sirène des esclaves et le Roi de Marais"- Poésie diasporique féministe
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Avez-vous déjà eu le sentiment d’être regardé·e comme un exotisme plutôt qu’écouté·e comme un sujet ?
En février, dans le cadre du Black History Month, j’ai l’honneur de participer à Diaspoétique le 18 février 2026 à 19 h au ZigZag de Bordeaux.
Diaspoétique est un espace où les voix diasporiques ne sont pas invitées pour illustrer, mais pour parler depuis elles-mêmes. Un lieu de création, de parole vivante, de circulation des mémoires.
Y participer n’est jamais anodin : c’est prendre place dans une histoire collective, tout en y engageant son propre corps, sa langue, ses héritages.
En tant que femme métisse afro-franco-cubaine, artiste, pédagogue et féministe, ce moment a pour moi une importance particulière. Il ne s’agit pas seulement de montrer un travail, mais de transmettre, de relier, d’ouvrir. Créer dans ce cadre, c’est inscrire la poésie dans le social, et le social dans la poésie. C’est affirmer que l’art n’est pas un à-côté, mais un outil de transformation, intime et politique à la fois.
Ma contribution prendra la forme d’un texte inédit, une poésie diasporique féministe : "La Sirène des esclaves et le Roi de Marais."
Je n’en dirai pas davantage sur le contenu. Le titre est une porte. Le reste se traverse.
Dans ce poème, je travaille avec les symboles, les images, la langue elle-même.
Je n’écris pas pour expliquer.
J’écris pour libérer.
Libérer ce qui a été figé, assigné, caricaturé.
La langue devient alors un espace de déplacement, un lieu où l’on peut défaire les récits imposés et en laisser émerger d’autres.
Une poésie qui ne cherche pas à séduire, mais à faire bouger – à l’intérieur, et au-delà.
Ce travail s’inscrit dans une démarche profondément féministe et diasporique .Non pas dans une logique de revendication frontale, mais dans un geste de reprise :reprendre sa voix, son imaginaire, sa souveraineté narrative. Dire depuis soi. Transmettre sans lisser.
Le texte intégral restera secret jusqu’au 18 février, date à laquelle il sera dévoilé en live dans le cadre de Diaspoétique. Pour le reste, il faudra être là.
Écouter. Regarder. Ressentir.
Ce blog est un seuil. Le reste se traverse ensemble.
Quelle voix en vous attend encore d’être libérée ?
Ce blog vit par vos voix




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